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Quelles sont les ampoules les plus adaptées en fonction de votre consommation ?

Comment y voir clair au rayon ampoules ?

Depuis la disparition de la bonne vieille ampoule à incandescence, il faut avouer qu’il est difficile d’y voir clair au rayon éclairage. Fluocompactes, halogènes (bientôt retirée du marché) ou LED, lesquelles choisir ? Pour quelle pièce et quel usage ? Lesquelles sont les plus économiques ? Faut-il les recycler ? Suivez nos conseils et sortez enfin de l’obscurité !

Ampoules fluocompactes : les pionnières !

- C’est quoi ?

 

Apparues dans les années 1980 chez Philips puis Osram, les lampes fluocompactes (LFC) sont souvent assimilées aux ampoules dites « basse consommation ». En réalité, il ne s’agit que d’un type parmi d’autres. 

 

- Comment ça marche ?

Ce sont des tubes fluorescents (autrefois appelés « tubes néon ») miniaturisés, repliés ou bien enroulés sur eux-mêmes, et dotés d’un culot en plastique contenant une résistance électronique chargée de gérer l’intensité du courant.

- Les + : elles sont réputées pour leur durée de vie (6 à 15 fois plus longue qu’une ampoule à incandescence classique) et leur grande efficacité énergétique. À rendement égal, une LFC utilise entre 65 et 80 % d'énergie de moins ! Néanmoins, ces performances varient selon la qualité et le prix de l’ampoule (de 4 à 16 €).

- Les - : même s’il existe maintenant des modèles recouverts d’une enveloppe ressemblant à celle d’une ampoule classique, ces petits tubes « entortillonnés » ne sont pas très esthétiques. De plus, la montée en puissance n’est pas instantanée, d’où une lueur blafarde peu agréable le temps que le système « chauffe ». Mais ce qui coince vraiment pour les détracteurs des LFC, ce sont les « risques » écologiques et sanitaires. En effet, elles contiennent du mercure (en quantité minime). En cas de casse, il faut aérer longuement la pièce, ramasser les débris avec des gants et surtout ne pas utiliser l'aspirateur qui peut disperser les particules de mercure dans l’air ! Guère plus rassurant : l’ADEME préconise de les tenir à au moins 30 cm de sa tête lors d’une utilisation prolongée (lampe de bureau ou de chevet), en raison des champs électromagnétiques qu’elles émettent… Enfin, pour compléter ce tableau (électrique !) mitigé, de nombreuses LFC ne sont pas compatibles avec l’utilisation d’un variateur.

 

- Pour quel usage ?

En conclusion, on conseille les LFC pour les espaces intérieurs (elles ne sont pas adaptées à l’extérieur), où la lampe reste allumée longtemps, à bonne distance des personnes. Exemple : lampadaire ou plafonnier du salon ou de la salle à manger. Évitez les pièces où vous ne faites que passer (couloirs, toilettes…), car allumage et extinction trop fréquents diminuent leur durée de vie.

Ampoules halogènes : les moins chères !

- C’est quoi ?

Elles ont fait fureur dans les lampadaires des années 1980, avant qu’on se rende compte de leur gourmandise en énergie et de leur fort dégagement de chaleur ! Mais elles se sont améliorées avec le temps et les ampoules halogènes nouvelle génération, souvent appelées « éco-halogènes », sont une bonne alternative à la lampe à incandescence classique. A noter qu’en 2015, la commission européenne a acté le retrait des ampoules halogènes au 1er septembre 2018 après plusieurs reports.

 

- Comment ça marche ?

Constituées d’un long filament en tungstène, entouré d'un gaz inerte mélangé à des composés halogènes (fluor et chrome, par exemple), le tout couvert d’une protection à base de quartz, les premières ampoules halogènes avec leur forme de « crayon » étaient bien reconnaissables. Aujourd’hui, il existe quantité de formes et de systèmes. Pour faire simple : privilégiez les modèles ayant le meilleur classement énergétique (C étant moins bien que B ou A), ceux utilisant du xénon comme gaz de remplissage et ceux à basse tension (qui nécessitent un transformateur).

- Les + : généralement moins chères à l’achat que les fluocompactes et les LED (de 2 à 10 €), elles offrent un allumage instantané et procurent une lumière blanche, agréable et brillante. Elles sont utilisables avec un variateur d’intensité et existent dans de nombreuses variétés et puissances. Côté économie, elles consomment de 25 à 30 % d'énergie en moins pour une durée de vie de 2 à 3 ans plus longue qu’une ampoule à incandescence. 

- Les - : Excepté la spécificité des modèles basse tension, les performances énergétiques restent modestes, même si elles progressent régulièrement. Ainsi, la majorité des lampes halogènes sont passées en classe B. Une précaution à prendre pour certains types : l’ampoule ne doit pas être touchée directement avec les doigts, sous peine de fragiliser le quartz. Enfin, certains modèles bas de gamme chauffent et claquent encore assez facilement !

 

- Pour quel usage ?

Chambre, salon, bureau, cuisine, salle de bains et même jardin, les ampoules halogènes s’adaptent à toutes les situations et offrent un bon compromis à nos vieilles ampoules à filament !

Les modèles basse-tension utilisés en plafonnier ou intégrés au faux plafond sont un must en matière de déco et de confort visuel, notamment dans les pièces d’eau.

Ampoules LED : les plus performantes !

- C’est quoi ?

Les diodes électroluminescentes (dites LED ou DEL), utilisées au départ comme voyant dans les équipements électroniques, connaissent un essor rapide dans l’éclairage domestique et représentent l’avenir pour les spécialistes (et l’unique solution au retrait des ampoules halogènes). 

 

- Comment ça marche ?

La diode électroluminescente est un composant électronique (ou plus exactement « optoélectronique ») qui possède la faculté de produire de la lumière lorsqu’un courant électrique la traverse. L’intérêt, c’est que ce rayonnement monochromatique nécessite une très petite quantité d’énergie et ne « fatigue » donc pas beaucoup le composant.

- Les + : record de durée de vie (jusqu'à 50 000 heures, soit 5 fois plus que les meilleures fluocompactes) et consommation rikiki (85 % d'énergie en moins que les ampoules à incandescence), les LED sont sans conteste les plus écolos des ampoules. En plus, elles ne contiennent pas de mercure, s’allument instantanément et affichent sans complexe leur classement énergétique A ! 

- Les - : les petites nouvelles sur le marché coûtent cher (jusqu'à 50 €) ! À ce prix-là, il faudra un peu de temps pour rentabiliser votre investissement. Autres freins : une puissance encore limitée (jusqu’à 60 watts) et un rayonnement à forte dominante bleu, même si les derniers modèles permettent de choisir « la chaleur » de la lumière (blanche, brillante ou chaude). Enfin, toutes les LED ne supportent pas l’utilisation d’un variateur… 

 

- Pour quel usage ?

Il est probable que dans un avenir proche, les gammes s’agrandissent et les prix diminuent, jusqu’à se substituer à toutes les ampoules actuelles. En attendant, les LED se prêtent parfaitement à l’éclairage des lieux de passage ou de travail. Pour une grande pièce ou un plafond, prévoyez-en plusieurs, car elles éclairent en faisceau.

Bonus : comment « décrypter » les étiquettes ?

Qualité de la lumière, intensité de l'éclairage, durée de vie… les emballages et les étiquettes nous en disent beaucoup sur nos ampoules, à condition de savoir les décrypter ! Voici les 8 infos à connaître pour faire le bon choix.

1 - Le nombre de lumens : cette unité remplace les anciens watts et mesure l’intensité lumineuse. Plus il y en a, plus l’ampoule éclaire ! À titre d’exemple, il faut environ 950 lumens pour retrouver une puissance équivalant à 75 W.

2 - Les degrés kelvins : ils indiquent la « couleur » de la lumière. Moins il y en a, plus la lumière est chaude ! Exemples : la lumière d’une ampoule à incandescence correspond à 2 700 degrés, celle de la lumière du jour à 5 500 degrés kelvins, et au-delà de 6 000, la couleur tire sur le blanc-bleu.

3 - La consommation d'énergie : les ampoules sont répertoriées sur la classique échelle de A à G, A étant le plus économique.

4 - La durée de vie : comme nous, elle rallonge ! Une ampoule à incandescence fonctionnait jusqu'à 1 000 heures. D’après les étiquettes, les fluocompactes durent de 6 000 à 15 000 heures, et les LED de 6 000 à 50 000 heures (soit plus de 20 ans à raison de 6 heures par jour) ! 

5 - Le nombre de cycles d'allumage : information essentielle pour évaluer le nombre de fois où la lampe peut être allumée et éteinte (utile pour les couloirs, entrées, toilettes…).

6 - Le temps de chauffage : c'est le temps que met la lampe pour atteindre 60 % de son rendement lumineux. Sur ce point, les fluocompactes ne sont pas les mieux placées !

7 - L'utilisation ou non en extérieur : certains modèles d’ampoules ne supportent pas le froid. À prendre en compte pour l’éclairage du balcon ou du jardin.

8 - La compatibilité avec un variateur : toutes les ampoules ne le sont pas…

 

Maintenant, c’est clair, c’est vous qui allez changer les ampoules à la maison !

Idée

Recyclage, comment ça marche ?

Le recyclage des ampoules un casse-tête ? Mais non ! Les plus délicates à traiter sont les ampoules fluocompactes et les LED, en raison des systèmes électroniques complexes et des matières nocives qu’elles contiennent. C’est pourquoi il faut impérativement les ramener au magasin où vous les avez achetées, ou en déchetterie. Quant aux ampoules halogènes, composées uniquement de verre et d’acier, elles ne sont pas recyclables et peuvent donc partir à la poubelle ordinaire.

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