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La galette des rois en un tour de main
Ma vie en couleurs

La galette des rois en un tour de main

Chaque année elle revient dans nos assiettes pour nous offrir son cœur gourmand et sa délicieuse pâte croustillante. La galette des rois, fête païenne à l’origine, est désormais devenue une tradition culinaire pour le plus grand bonheur de nos papilles. Retour sur une histoire devenue intemporelle.

En réalité, cette tradition est à l’origine une fête païenne qui remonte à la Rome antique. À cette époque, on servait en effet, à la fin décembre et début janvier, un gâteau dans lequel on enfermait une fève qui désignait le roi du festin. Puis les chrétiens ont fait coïncider cette coutume avec l’Épiphanie et la visite des rois mages à l’enfant Jésus. L’ancêtre de la galette est donc bien un « gâteau des rois » et, sous l’Ancien Régime, on donnait ce gâteau au seigneur au même moment que sa redevance (comme les impôts). Dans certaines familles, on laissait même de côté la « part du pauvre », ou celle du Bon Dieu, et on l’offrait le plus souvent au visiteur imprévu. 

En plus de servir une galette le 6 janvier, rien ne vous empêche donc de fêter l’arrivée de Melchior, Gaspard et Balthazar en faisant préparer aux enfants de délicieux petits présents : des sablés dorés en forme de l’étoile du berger qui les a guidés, des bâtons de guimauve pour représenter l’encens, une marmelade d’oranges pour figurer la myrrhe… En Franche-Comté, les enfants avaient d’ailleurs coutume de se déguiser en rois mages. L’Épiphanie peut donc se transformer en goûter costumé ! Et vous pouvez aussi prévoir de faire avec les enfants une mini-galette qui sera pour un invité imprévu ou pour un voisin. C’est convivial et généreux !

Mais comment réaliser votre galette vous-même ? C’est une des recettes de cuisine les plus faciles ! Vous avez le choix entre la classique galette des rois sèche ou à la frangipane (selon le nom de la crème d’amandes inventée par le saucier florentin, Frangipani) ou encore la galette des rois aux pommes en passant par la galette des rois au cacao. Vous préférez la galette à la frangipane ? Il vous suffit donc de fouetter 75 g de sucre, 75 g de beurre mou et 75 g de poudre d’amandes jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse. Ajoutez 2 œufs, un par un, puis parfumez avec 1 pincée de vanille en poudre. 

Posez une pâte feuilletée ronde toute faite sur une plaque à pâtisserie beurrée et farinée. Recouvrez-la de la crème que vous avez préparée en laissant 2 cm sur les bords. Glissez-y une vraie fève comme l’on faisait à l’origine ou une figurine en porcelaine et recouvrez d’un autre disque de pâte. Mouillez les bords de la pâte afin de les souder. À l’aide de la pointe d’un couteau, dessinez quelques motifs sur la pâte. Délayez le jaune d’un œuf avec une cuillerée à soupe de lait et badigeonnez-en la pâte à l’aide d’un pinceau pour que votre galette ait un aspect tout doré. Enfournez à four préchauffé à 210 °C pendant 45 minutes, puis laissez-la tiédir à température ambiante. Votre galette est prête !

Celui qui mange la part contenant la fève sera déclaré roi. La coutume veut que le plus jeune de la famille se glisse sous la table pour désigner qui aura quelle part. Ainsi, personne ne peut tricher. On pose une couronne sur la tête du roi, qui doit alors choisir sa reine (ou le contraire). En Bourgogne, comme en Angleterre, pour former ce couple « d’occasion », on cache dans la galette une fève… et un petit pois.

Enfin, si vous ou vos enfants n’aimez pas la galette, pas de panique ! Vous pouvez faire comme en Provence et préparer plutôt une brioche ronde fourrée aux fruits confits.

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