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Une sculpture d’ours en chocolat

Le Salon du chocolat : la gourmandise durable

(Re)vivez les temps forts de l’édition 2017 du Salon du chocolat de Paris, avec Annelyse, notre chroniqueuse culinaire !

 

Le chocolat sait nous faire rêver !

La preuve : nous sommes encore des milliers cette année à nous être rendus au Salon du chocolat de Paris. Entre le défilé de robes, les démonstrations de chefs et les chocolatiers, tous plus incroyables les uns que les autres, il y avait de quoi assouvir sa gourmandise !

 

Mais le grand temps fort de cette édition 2017 c’est surtout une prise de conscience autour du chocolat, qui évolue pour se faire durable, éthique et responsable.

 

Non, les tablettes de chocolat ne poussent pas sur les arbres !

 

Cette année, entre parcours initiatique et masterclass, le Salon du chocolat a mis l’accent sur la découverte du cacao.

Car si le chocolat fait complètement partie de notre quotidien, il nous est pourtant assez inconnu…

Savez-vous tout le chemin pour arriver à la tablette que nous croquons ?

                                             

Cela commence entre l'Amérique latine, l'Afrique occidentale et l'Asie du Sud-Est.

Les producteurs s’occupent des cacaoyers, récoltent les cabosses, en extraient les fèves de cacao et les font fermenter puis sécher.

 

Ces fèves sont envoyées en Europe et les cacao-féviers prennent le relais pour transformer les fèves de cacao en pâte de cacao puis en chocolat noir, lait ou blanc, dit chocolat de « couverture », dont la grande qualité permet d’être utilisé par les chocolatiers et les pâtissiers comme matière première.

 

Vient alors le travail des chocolatiers-confiseurs qui fabriquent de belles tablettes, des petits chocolats fourrés et toutes sortes de gourmandises chocolatées.

 

Une cabosse de chocolat ouverte en deux

 

Le terme « bean-to-bar » s’affichait partout dans le salon.

Un chocolat de « la fève à la tablette » : mais qu’est-ce que cela veut dire ?

 

Un certain nombre de chocolatiers en ont eu assez de travailler uniquement avec ce fameux chocolat de couverture déjà fabriqué par d’autres.

Ils ont donc décidé d’aller sélectionner leurs fèves de cacao aux quatre coins du monde pour faire eux-mêmes leur chocolat.

 

Un bon moyen d'établir une identité unique et surtout de revenir aux origines du cacao et donc du goût.

 

L’un des stands du Salon du chocolat

 

Vous n’avez certainement pas pu échapper à ce phénomène : acheter du chocolat, ce n’est plus seulement le choisir noir, au lait ou garni.

Désormais l’origine du cacao est de plus en plus mentionnée.

 

Simple effet « marketing » ? Non, c’est bien plus que cela !

 

Mentionner la provenance du cacao, c’est mettre en avant son origine et donc promouvoir une qualité de plus en plus grande du chocolat que l’on mange.

 

Car il faut comprendre que le chocolat c’est un peu comme du vin.

Suivant la variété du raisin (ici des fèves de cacao), l’endroit et la façon dont pousse la vigne (les cacaoyers) et le travail du vigneron pour produire son vin (en l’occurrence le chocolat), le goût va être complètement différent !

 

Dire « j’ai mangé du chocolat » c’est donc un peu comme dire « j’ai bu du vin » : d’accord, mais il était comment ? Fruité ou bien corsé, avec des notes de cuir ou de caramel ? C’était un chocolat de Madagascar, de République Dominicaine ou de Côte d’Ivoire ?…

 

Des chocolats disposés sur une table

 

Tout naturellement, quand on se soucie de la provenance du cacao, on se soucie aussi de savoir comment il a poussé.

 

Or le cacao est cultivé dans des pays pauvres et fragiles. Il y a un véritable enjeu de lutte contre la pauvreté et contre le travail des enfants.

Il y a également des enjeux très fort d’environnement pour éviter la déforestation en apprenant aux planteurs à mieux cultiver le cacao.

 

C’est pour cela que de nombreux acteurs de l’univers du chocolat travaillent pour développer une filière durable et respectueuse, tout en continuant de nous faire rêver et de satisfaire notre gourmandise…

 

Un panier de fèves de cacao

 

Du rêve, il y en avait justement autour du fameux défilé du Salon du chocolat. Tout le monde se pressait autour du podium !

Véritable institution, stylistes de mode et chocolatiers réalisent en duo des robes originales et chocolatées.

 

Nous avons rencontré l’une des créatrices de cette année, Hasnaâ Ferreira, la chocolatière de Hasnaâ Chocolat, qui a répondu à la question qu’on se pose tous :

comment créé-t-on une robe en chocolat ?

 

« L’actrice Tonya Kizinger qui allait porter la robe, avait envie d’être libre de danser… forcément pour elle qui a fait « Danse avec les Stars » ! Nous avons donc imaginé une robe très féminine et légère, en dentelle ornée de centaines de roses en chocolat, explique Hasnaâ.

Bon, je vous avoue que ce n’est pas tout à fait du chocolat classique, mais un mélange de chocolat et de sirop de sucre. C’est facile à modeler et surtout ça ne fond pas…

Puis nous avons cousu les roses sur la robe une à une et à la main ! »

Une tête de cerf en chocolat

 

Il y en avait pour tous les goûts sur le Salon du chocolat cette année. Des chocolatiers du monde entier proposaient leurs créations, parfois très originales, mais il y avait aussi de très nombreuses pâtisseries au chocolat à découvrir au détour des allées. Difficile de résister !

 

Et pour ceux qui n’ont pas eu cette chance, on ne vous laisse pas sur votre faim : une petite tarte au chocolat Côte d’Or, ça vous dit ?

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