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Éclairage tamisé, mode d’emploi !
Éclairage tamisé, mode d’emploi !

Avez-vous déjà remarqué à quel point l’éclairage peut tout changer dans une pièce ? Trop de lumière et c’est l’ambiance qui prend un coup de froid. Pas assez, et c’est la sinistrose qui s’installe ! Et pourtant l’hiver, on a envie d’une lumière douce et d’une atmosphère chaleureuse propice au cocooning. Alors, voilà tout ce qu’il faut savoir pour transformer votre intérieur en nid douillet et accueillant par la magie de la fée électricité !

Un peu de technique…

Un éclairage bien choisi et bien dosé est essentiel pour éviter de vivre dans une grotte ou au contraire un hall d’aéroport ! Bien sûr, vous pouvez improviser et y aller au feeling, en vous fiant à vos beaux yeux et à quelques bougies quand vous voulez passer en mode cocooning. Mais on peut aussi vous apprendre à maîtriser les paramètres essentiels pour obtenir un éclairage reposant et bien équilibré. Pas d’inquiétude, on vous le fait simple… et lumineux !

- Un « éclairement » adapté

La notion d’éclairement définit la quantité de lumière reçue par une surface. Elle se calcule en lux, l’unité de mesure de la luminosité perçue par l’œil. 1 lux correspond à la lumière produite par une bougie à 1 m de distance. On estime qu’un salon bien éclairé doit bénéficier d’un éclairement de 300 lux environ, assez pour lire (150 lux minimum), tout en conservant une ambiance intimiste.

- La juste température

La température de couleur s’exprime en kelvins et indique si une lumière est chaude (à dominante dorée) ou froide (à dominante bleutée). Cas typique : un tube au néon classique procurera un éclairage froid, contrairement à celui d’une bougie par exemple. Au-dessus de 3000 kelvins, on considère que la lumière est froide ou blanche, et donc pas cosy du tout ! 

Comment maîtriser ces deux paramètres ? Cela passe avant tout par le choix des ampoules, sur l’emballage desquelles figurent toutes les informations utiles sur la puissance et la température. Mais le choix des abat-jours et du type de luminaires à éclairage direct ou indirect joue également un rôle central. Sans oublier la possibilité de moduler l’intensité lumineuse grâce à un variateur.

Y voir clair sans tuer l’ambiance !

Après la théorie, la pratique ! Pour créer une atmosphère chaleureuse à la maison, il suffit d’avoir en tête ces 4 règles.

1) Multiplier les sources lumineuses : plusieurs luminaires astucieusement disposés selon leur fonction (lire, cuisiner, regarder la télé, mettre en valeur un objet, etc.) créeront toujours une ambiance plus cosy qu’une source unique de lumière, qui « écrasera » tout l’espace.

2) Jouer sur les éclairages directs et indirects : quand la source d’éclairage est dissimulée (derrière un mur, sous une étagère, dans un plafond…), on parle d’éclairage indirect. Il a un double avantage : il procure une lumière douce, non agressive, et cela permet de jouer avec les volumes d’une pièce, de l’agrandir ou de la rétrécir. L’éclairage direct lui est avant tout fonctionnel et dirigé sur une zone précise afin d’y exercer une activité (manger, travailler, lire, etc.)

3) Procéder par touches de lumière : cela permet de mettre en évidence un détail architectural (voute, moulure, porte…) ou un objet (tableau, plante, meuble…). Pour rester dans une ambiance cosy, on évitera de mettre trop d’objets en valeur.

4) Penser aux objets luminescents : même s’ils ne sont pas tout à fait nouveaux (souvenez-vous des lampes à bulles des années 60/70), ils se multiplient aujourd’hui grâce à l’apport technique des ampoules LED, qui peuvent changer de couleur. Guirlandes, pots, tables, boules, animaux…, il en existe dans toutes les formes et tous les styles. Leur but n’est pas d’éclairer, mais d’utiliser la lumière en tant qu’objet déco à part entière. Dans le même esprit, craquez pour ces lampes à LED éclairant comme des bougies !

Nos conseils pièce par pièce

Et concrètement, pièce par pièce, qu’est-ce que ça donne ? Suivez le guide…

- Salon et séjour : c’est certainement l’espace le plus délicat à éclairer du fait de ses dimensions et de ses différents usages. Le secret ? Procéder par zone, ce qui permet d’adapter le type d’éclairage à chaque activité et de n’allumer que ce qui est nécessaire. Pour l’éclairage général, optez par exemple pour des spots halogènes ou LED encastrés dans le plafond ou fixés sur un câble. Du fait de leur réflecteur directionnel, ils structurent l’espace sans agressivité et donnent une impression de hauteur. Encore mieux si vous les couplez à un variateur pour moduler l’intensité et faire des économies ! Si vous préférez les suspensions, sachez qu’elles s’adaptent mieux aux pièces de taille moyenne qu’aux grandes (où elles risquent d’être perdues), et qu’elles donneront un aspect plus cosy si elles « s’appuient » sur un meuble placé en dessous (table à manger par exemple). Si vous possédez une grande table rectangulaire, vous pouvez même en aligner plusieurs, façon éclairage industriel ! Pour le coin canapé, lampadaires et lampes articulées apportent une lumière directe précieuse pour lire et bavarder autour d’un bon apéro… Si la télévision peut participer dans certains cas à un éclairage d’ambiance une fois le son coupé, elle reste la plupart du temps une source lumineuse fatigante pour les yeux. C’est pourquoi on conseille de placer une lumière douce comme une applique murale, latéralement ou derrière l’écran, afin de limiter les reflets et de reposer les yeux. Enfin, n’oubliez pas l’éclairage décoratif qui participe grandement à l’ambiance (surtout si vous baissez ou éteignez les autres sources lumineuses) : si vous avez des objets, des plantes ou des meubles à mettre en valeur, c’est le moment de jouer du spot directionnel !

- Chambre : c’est la pièce par excellence où l’éclairage se doit d’être tamisé afin de favoriser repos (+ lien vers article sommeil), détente et sensualité. Néanmoins, on doit aussi pouvoir y lire et trouver ses chaussettes ! Place donc là encore à différentes sources lumineuses, en limitant au maximum les éclairages directs. Côté suspension, choisissez un modèle qui va diffuser la lumière de façon douce : une boule japonaise en papier de riz coloré par exemple, un lustre un peu kitch ou pourquoi pas un globe dentelle très tendance. Pour encore plus d’intimité, utilisez des ampoules pastel ou des ampoules vintage à filaments. Pour assurer l’éclairage général, vous pouvez opter aussi pour un lampadaire à pied équipé d’un variateur ou des appliques murales, qui éclairent sans éblouir. Si vous disposez d’une commode, une lampe à poser munie d’un bel abat-jour à l’intérieur doré s’impose. Si votre armoire est dans la chambre, pensez à installer des spots à l’intérieur ou à proximité pour retrouver facilement vos affaires au réveil ! Enfin, le plus important pour les dévoreuses de livre : choisissez bien votre lampe de chevet ! Le must : une vraie liseuse orientable, avec un faisceau de lumière blanche concentré qui ne dérangera pas votre « voisin »… Dernier conseil : soyez attentive au choix des matières. Une lampe en bois flotté par exemple vous apportera encore plus de chaleur…

- Salle de bains : autrefois secondaire, elle est aujourd’hui devenue une pièce à part entière, à la fois havre de paix et mini institut de beauté. Elle exige donc un éclairage bien étudié, d’autant plus que c’est une pièce « dangereuse » où points d’eau et prises électriques cohabitent pour le meilleur et parfois pour le pire. Il existe d’ailleurs des normes très strictes et nous vous conseillons de toujours faire appel à un spécialiste ! Ceci étant dit, pour une ambiance cosy à la salle de bains, quelles solutions à part l’utilisation ponctuelle de bougies quand vous prenez votre bain ? L’idéal est de combiner un éclairage général indirect (appliques murales ou luminaires intégrés au mur) qui augmentera la sensation d’espace et estompera les ombres portées, à différentes sources de lumière directe autour du lavabo, dans la douche, etc. Elles serviront d’éclairage « d’accentuation », idéal pour se maquiller ou se faire les poils ! Les spots basse tension, encastrés ou non, sont parfaits pour ce genre d’utilisation. Notez que trois spots de 20W créeront une ambiance plus agréable qu’un spot de 50W ! 

- Cuisine : comme la salle de bains, la cuisine reste une pièce « dangereuse » (points d’eau, prises murales, ustensiles de cuisine, etc.). Les mêmes précautions s’imposent donc. Pour l’éclairage général, optez pour une suspension au-dessus de la table à manger ou des spots à encastrer au plafond. Pour l’éclairage ponctuel, il faut une lumière puissante afin de pouvoir travailler sans ombres. Pour le plan de travail, utilisez par exemple des spots encastrables et orientables installés sous les meubles hauts, que vous pourrez diriger à volonté. Au-dessus de votre évier, une réglette extra-plate sous meuble est idéale pour diffuser une lumière douce et performante grâce à l’utilisation de la basse tension. Pour l’intérieur de vos placards, installez des mini-tubes fluorescents. Conseil malin : si votre cuisine est ouverte sur une pièce à vivre, utilisez exceptionnellement de la lumière blanche (plus de 3 000 kelvins), ce qui agrandira visuellement votre cuisine, et installez des variateurs afin de diminuer la luminosité lorsqu’elle n’est pas utilisée.

Maintenant que vous savez parfaitement marier sources directes et indirectes, effet d’ambiance et éclairage plus fonctionnel, à vous les ambiances tamisées… sans vous ruiner en bougies ! 

 

 

Idée
éclairez intelligent grâce aux minuteurs, capteurs, détecteurs et autres trésors de la domotique ! L'éclairage représente 9 %* de la consommation d'électricité spécifique (hors chauffage, cuisson et eau chaude) au sein d'un logement. En automatisant les diverses fonctions électriques de votre habitation selon des scénarii programmés par vos soins, la domotique permet de diminuer jusqu'à 10 % vos factures d'énergie !* Source EDF R&D 2014
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